Le "LIVRE" de Stéphane Mallarmé, 1967

« Le Livre »  converge avec maintes idées chères à Polieri : par son ambition d'abord, qui se manifeste par un rejet du théâtre usuel au nom d'une nouvelle conception de la théâtralité.

« Le Livre » n'a d'autre contenu que lui-même : il est une forme dont la substance est d'être forme. Il engendre son contenu.

Cette adéquation du fond à la forme avec primauté et fonction créatrice impartie à cette dernière, est visible dans les grandes lignes.

La physique du « Livre » offre 4 livres pouvant être ordonnés deux à deux et formant aussi un tout, le « Livre » qui constitue le cinquième. : « Chaque livre est lui-même subdivisé en cinq volumes, non seulement interchangeables au sein du livre lui-même, mais également d'un livre à l'autre. »

Le calcul des permutations, des possibilités de lecture à n'en plus finir selon que l'on lit les lignes dans la verticalité ou l'horizontalité, selon qu'on lit le « Livre » (superposition de cinq volumes) comme un « bloc » dont on feuillette les pages, non pas dans l'épaisseur du bloc, c'est-à-dire dans l'ordre normal, mais dans la profondeur.

Dès lors « cette combinatoire absolue du contenant suppose une combinatoire du contenu ».


Diaporama

Le "LIVRE" de Mallarmé
Dispositif, préfigurations et photos de la représentation du "LIVRE" de Mallarmé